dimanche 26 octobre 2014

AVIS DE DECES, TRISTESSE ET RECEUILLEMENT

La communauté Souk-Ahrassienne toute entière encore touchée par le deuil d’une des leurs.
Nous venons d’apprendre avec tristesse le décès de notre compatriote Marilyne Basso née SERVANT,  décédée le 18 octobre 2014 à l’âge de 56 ans à la suite d’une longue maladie.
Nous pensons bien sur à Richard et à Norbert, fidèles amis Souk-Ahrassiens qui doivent être bien triste en ce moment, nous leur assurons tout notre soutient et partageons leur peine.
C’est au cimetière de Vendargues que l’inhumation a eu lieu le 21 octobre 2014.
A toute la famille Servant et Basso, nous adressons nos plus sincères condoléances.
Qu’ils soient assurés de nos sentiments les plus affectueux.

Les Enfants de Thagaste

samedi 25 octobre 2014

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE 2014




N’oublie jamais d’où tu viens et par où tu es passé. 
















> > > Malgré les affres du temps, en dépit des annonces répétées qui avaient prédit inondations et autres catastrophes, des appels à la plus grande prudence dans les déplacements dans la région, nous avons décidé de maintenir notre Assemblée Générale. Celle-ci s'est belle et bien tenue au Cap d'Agde le 11 octobre. 
> > > Certains de nos amis, bien qu'inscrits pour y assister, ont préféré rester bien au chaud à la maison. D'autres, bien décidés à nous rejoindre, devant le déferlement de pluies continues sur leurs routes, ont, à leur grand regret, rebroussé chemin.  
> > > C'est donc avec une assemblée moins nombreuse, mais avec la volonté d'y participer activement, que s'est tenue cette réunion tant attendue. 
N'oublie jamais la ville qui t'as vu naître
 > > > Nous tenons à remercier infiniment toutes celles et tous ceux qui nous ont adressé leur pouvoir montrant ainsi  leur reconnaissance et leur grand attachement aux principes défendus par notre association qui œuvre et œuvrera toujours pour le bien de la communauté des souk-ahrassiens, de ses amis et sympathisants.
>  Nous vous invitons à découvrir, sur notre Blog, quelques photos prises au cours de ces deux journées ensoleillées et au cours desquelles une ambiance des plus amicale a régnée.

>  Au cours de l'Assemblée Générale, trois personnes qui avaient proposé leur candidature  pour renforcer le Conseil d'Administration déjà en place ont été élus à l'unanimité et sous des applaudissements chaleureux par une assemblée studieuse et attentive aux différents débats.

>  Des extraits du compte-rendu de cette assemblée seront  largement diffusés , mis en ligne sur nos différents sites et paraîtront dans les pages de notre journal "Le Petit Thagaste" envoyé à tous nos adhérents. 

Si vous n'êtes pas dans ce cas, il pourra quand même vous être adressé moyennant une petite contribution financière couvrant simplement le coût de son impression et d'envoi.
>  Si vous n'avez pas encore adressé votre cotisation pour l'année 2014, il n'est pas trop tard pour le faire.

> Pour exister l'association a besoin de vous tous                                                                                                         
Adhérer aux Enfants de Thagaste:

-c'est nous rejoindre au sein de notre association
-c'est participer à la maintenir en vie 
-c'est nous aider à garder  notre histoire dans nos mémoires, la transmettre à nos enfants  afin qu’elle ne tombe jamais dans l’oubli.
 Vous pouvez le dire autour de vous : aux Enfants de Thagaste, le bénévolat le plus pur existe encore et mérite d’être salué. Et vous les indécis, n’hésitez plus, venez nous rejoindre, nous serons ravis de vous accueillir.

Il n’est de plus grand bonheur que le bonheur partagé.
Nous vous rappelons que l’association "Les Enfants de Thagaste" a pour buts principaux:
-la défense des intérêts de tous les acteurs de  notre communauté
-la pérennisation de notre mémoire
-le rétablissement de la vérité historique
-le rapprochement de tous les natifs de Souk-Ahras et de sa région par des  rencontres organisées dans différentes régions de France, des assemblées, des sorties, des voyages etc…
-la recherche constante d’archives (documents, photographies d’époque) qui vont nous permettre de bâtir une véritable œuvre de mémoire pour les générations futures.
-la mise en place d'actions importantes  pour la sauvegarde des cimetières de Souk-Ahras et de sa région (Projets en cours: réalisation d'un jardin du souvenir et fleurissement des tombes à la Toussaint).



INFO...L’année dernière nous avons fait retirer l’arbre qui se trouve sur le coté droit de l’entrée de manière à avoir une meilleur vue sur l’entrée du cimetière.
Cette année les deux piliers de l’entrée ont été repeints en blanc ainsi que les 2 croix en noir.

Les personnes qui désirent fleurir leur sépulture familiale sont priées de nous contacter à l'adresse habituelle. Après le nettoyage et le fleurissement de la tombe, une photographie leur sera adressée.

mercredi 22 octobre 2014

OPÉRATION JARDIN DU SOUVENIR 2014


NOUS VOUS RAPPELONS QUE NOTRE ACTION POUR LA SAUVEGARDE DES CIMETIÈRES DE LA RÉGION DE SOUK-AHRAS NE SE LIMITE PAS SEULEMENT A NOS ADHÉRENTS, MAIS BIEN A TOUS NOS COMPATRIOTES NATIFS DE CETTE REGION.




Chers (es) compatriotes,

L'opération "Jardin du souvenir" est lancée pour l’année 2014.  

*********************************************************************************
Pour la Toussaint, la commission "Sauvegarde du cimetière de Souk-Ahras"  nouvellement nommée, a prévue la dépose une gerbe de fleurs dans l’allée centrale devant l’obélisque de Noël Gasco, pour tous nos défunts. Si vous souhaitez fleurir une tombe en particulier, merci de nous communiquer le maximum d’indications dans la correspondance (en bas de la page).




CSi vous souhaitez participer à l’opération jardin du souvenir 2014, contacter le siège de l’association Les Enfants de Thagaste
3 Lieu dit les Jeannins 86420 PRINÇAY- 05-49-22-61-66 ou par email à: enfants.thagaste86@orange.fr


NOM :………..………………………………………….…… Prénom :…………..…….…………………………………..
Adresse mail :… ………………………………………..……Tél(s)………………….……………………………………..
Adresse domicile (si pas internaute) :……………………….………………….…………..…………………..…….…….
Code postal :…………………Ville :………………………………….………………………………………………………



Cimetière

Tombe. Caveau

SEPULTURES AU NOM DE


























Adressez vos dons pour le cimetière à L’association : Les Enfants de Thagaste 3 lieu dit les Jeannins 86420 Prinçay (préciser bien pour le cimetière de Souk-ahras ou autres).

COMMISSION CIMETIERE : Jean Di Méglio- Jean Jacques Moscato- Gilbert Quaranta-
Chantal Lotigié- Francilou Bonnici



Pour les cimetières autres que celui de Souk-Ahras
Préciser le lieu,  exemple (cimetière de Bône) indiquer le nom et l’emplacement de la sépulture si possible, nous ferons le maximum pour satisfaire votre demande.
Nettoyage de la tombe, désherbage autour de la tombe, fleurissement,
Une photo vous sera envoyée sur demande.


Au cours de notre assemblée générale 2014, il a été prévu d’implanter un jardin du souvenir à l’entrée du cimetière de Souk-Ahras, les travaux ont été commandés, la réalisation devrait se faire dans les prochains mois.

CORRESPONDANCE et/ou SUGGESTIONS EVENTUELLES :…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………          L’opération jardin du souvenir n’est pas réservée seulement aux adhérents,  mais elle est ouverte à tous ceux et toutes celles qui ne veulent pas oublier qu’il existe quelques part, dans un petit coin d’Algérie à l'ombre des cyprès, un peu de nous même.
               

Evolution politique de l'Algérie dans la communauté française (1949)



 http://www.youtube.com/watch?v=EIWrcj3bk6U

dimanche 19 octobre 2014

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 2014 AU CAP D'AGDE

Alors que la météo prédisait un temps catastrophique, avec des inondations dans l’Hérault, un week end rouge etc. Avec grand plaisir nous avons pu tenir notre assemblée générale sous un beau soleil automnal, comme vous pouvez le constater sur cette superbe photo où ciel bleu et fleurs mêlés laissent présager une magnifique journée, comme ce fût d'ailleurs le cas.
les alertes météo à répétitions ont découragées plus d'un Souk-ahrassiens qui s'étaient inscrits mais qui ont préférés rebrousser chemin ou même pour certains, rester sagement au chaud dans le cocon familial.
Pour les plus courageux et surtout ceux qui se trouvaient du bon côté, côté ouest s'entend, ils n'ont pas regrettés le déplacement, nous les remercions pour leur présence à cette assemblée générale placée sous le signe de l'amitié de la convivialité et de la joie de se retrouver avec plaisir comme tous les ans  depuis 11 années maintenant.


C'est dans un cadre très agréable et sous un grand soleil que nos convives ont put apprécier l'apéritif qui leur a été servi, dans une franche gaieté ou la tchatche à vite fait oublier les petits problèmes météorologiques annoncés.

 Légère bousculade devant ce sympathique buffet ou nos invités pouvaient déguster à volonté, moules, huîtres, petits fours et autres délices préparés par le chef du village, tout ça accompagné par une sangria maison et autres boisons rafraîchissantes.

Comme d'habitude le blason de la ville était en évidence et à l'honneur, nous remercions Denis Bobée pour nous avoir offert gracieusement ce superbe blason lors du week end chez lui en Normandie, précisons que ce blason avait deux frères jumeau, malheureusement un d'entre eux à disparu après cette fabuleuse rencontre. ( Un avis de recherche et de restitution est lancé, en espérant que notre blason retrouvera très vite ses deux petit frère).








Bravo à Jean Yves BRIFFA l'heureux gagnant de la pesée




                                                                                C'est pas bien de copier sur le voisin

Un grand merci à Germaine et à Jean Claude LAZARO pour ces délicieux gâteaux qui nous rappellent le pays.



C'est avec une grande précision que le compte financier positif, ainsi que le bilan générale de l'année 2013  ont été présentés devant une assistance studieuse et intéressée au plus haut point. En définitif notre association est plutôt en bonne santé, pas besoin de médecin ou de solution miracle, Le nouveau conseil d'administration s'est doté de membres volontaires, dévoués , compétents et efficaces.




A la suite de l'assemblée générale, un nouveau conseil d'administration a été mis en place avec 3 nouveaux  élus au C.A qui viendront renforcer le groupe des 6 autres bénévoles déjà en place, pour faire perdurer notre association dans le temps, c'est sous la statue représentant la République que le pacte d'amitié et de fraternité pour toute notre communauté  à été scellé.
2 Membres du conseil ( vignettes) ont été retenus par des obligations familiale et professionnelles.

Notre équipe est à présent constituée de gens compétents, dévoués et bénévoles, elle est prête à relever le défit  de faire de notre association, les Enfants de Thagaste, une grande institution au service de la communauté Souk-Ahrassienne et de ses amis et sympathisants.

Ont été élus au conseil d'administration

Président: Gilbert Quaranta
Vice Président: Daniele Bobée ( Calleja)  
Trésorier: Jean Jacques Moscato
Adjointe: Francilou Bonnici ( Almera)
Secrétaire: Chantal Lotigié ( Eysseric)
Adjointe: Denise Marquis
Web Thagaster: Ludovic Quaranta
Conseillé administratif: Pierre Lotigié
Chargé de mission Cimetières, management: Jean Di Méglio.


Membres du bureau
Gilbert Quaranta
Daniele Bobée
Jean Jacques Moscato
Francilou Bonnici
Chantal Lotigié
Denise Marquis





Commission sauvegarde cimetières: 
Membres: Jean Di Méglio
Jean Jacques Moscato
Chantal Lotigié
Francilou Bonnici
Gilbert Quaranta.



samedi 20 septembre 2014

ATTENTION CHANGEMENT D'ADRESSE

Pour écrire à l'association, à partir d'aujourd'hui, utiliser Impérativement cette adresse.

ASSOCIATION LES ENFANTS DE THAGASTE
3 LIEU DIT LES JEANNINS 86420 PRINÇAY

NE PAS OUBLIER LE No 3 DU LIEU DIT
FAUTE DE QUOI LE COURRIER RISQUE DE RETOURNER A L’EXPÉDITEUR.




jeudi 18 septembre 2014

PHOTOS SOUVENIRS

Plusieurs centaines de photos que nous ont envoyées nos adhérents et amis nous ont été dérobées.
Nous sommes dorénavant dans l'obligation de les marquer avec le nom de l'association, afin d' éviter que cela se reproduise de nouveau.

Nous nous excusons auprès de tous ceux qui nous ont eu la gentillesse de nous fait parvenir leurs photos souvenirs, nous les en remercions vivement et nous tenons également à les rassurer, car nous avons pris soin de les copier avant cet acte que nous qualifions d' indélicat et surtout de malhonnête.

DEFILE MILITAIRE DEVANT LE MONUMENT AUX MORTS

Cette photo a été prise par mon père depuis la terrasse de l'immeuble communal.                            Gilbert Quaranta

Un autre défilé militaire


Nous étions aux premières loges et il n'était pas question de rater un défilé militaire, l’appareil photo toujours en action pour immortaliser ces instants si émouvants.
Les 2 bâtiments construits après la démolition de la Halle aux grains venaient juste d'être livrés aux locataires.

C’ÉTAIT EN 2009 DEVANT LE TENNIS CLUB DE SOUK-AHRAS

« L'amitié, c'est la fidélité, et si on me demandait qu’est-ce que la fidélité ? Je répondrais c'est l'amitié !  »


La rencontre avec un camarade de classe devant le tennis club de Souk-Ahras 47 ans après.  « Le temps confirme l'amitié.  »


AU GROUPE SCOLAIRE COMME AVANT

LE PROF DE FRANÇAIS, ANCIEN ÉLÈVE DU GROUPE SCOLAIRE

LES ÉLÈVES D'UN JOUR


lundi 15 septembre 2014

QUELQUES PHOTOS DE NOS VOYAGES AU PAYS NATAL. AMITIÉS, FRATERNITÉ, ATTACHEMENT A NOS RACINES

Le thé est servi

La sincère amitié résiste à toute atteinte, celle qui peut finir ne fut jamais que feinte.

La même classe, les mêmes tables mais 50 ans plus tard
Il ne faut pas juger un homme sur ses fréquentations. 
Ne perdons pas de vue que Judas avait des amis irréprochables. Ernest Hemingway.

Depuis ce jour là que d'eau est passé sous le pont de Tifech, notre ami commun Lahiechi Raffa copain de classe, grand  diabétique a été amputé des deux jambes 
cette année.



Hammam Meskoutine tu te souviens?












PHOTO DE CLASSE DE GERMAINE MEGIA NEE CRACOWSKI

RETROUVEZ LES NOMS ET PENSEZ A NOUS LES COMMUNIQUER S'IL VOUS PLAIT.

PHOTO DE CLASSE PRÊTÉE PAR JEANINE JUMELLE


PHOTOS DE CLASSES PRETEES PAR NOTRE AMIE GRATIENNE MARTIN NÉE TROJA

Pour d'éviter de nous faire voler nos photos, nous sommes obligés de les taguer au nom de l'association, 


Pour d'éviter de nous faire voler nos photos, nous sommes obligés de les taguer au nom de l'association, 


Pour d'éviter de nous faire voler nos photos, nous sommes obligés de les taguer au nom de l'association, 

Mlle MOGENET. Mlle GRATIENNE TROJA. Mlle ABELLA devant le groupe scolaire sous la neige.

Si vous vous reconnaissez sur une des photos, ou si vous reconnaissez une camarade, merci de nous communiquer les noms des élèves qui figurent sur ces photos, sachant que ces charmantes demoiselles ont à présent 80 ans au moins, nous comptons également sur leurs enfants, probablement nés à Souk-Ahras pour les reconnaître . enfants.thagaste86@orange.fr

mardi 9 septembre 2014

NOTRE DAME D'AFRIQUE, LA VIERGE DES PIEDS NOIRS

Nous mettons en ligne cette vidéo de 2012 qui est consacrée à la célébration annuelle à Carnoux de notre dame d'Afrique , la vierge des pieds noirs. Vous allez découvrir un personnage clé de cette manifestation qui n'est autre que André MOYO, Souk-Ahrassien de souche et de coeur. https://www.youtube.com/watch?v=tPYecHdr9ME

jeudi 4 septembre 2014

LE LIVRE D'OR DE L'ASSOCIATION


Nous mettons à votre disposition un livre d'or sur lequel vous pourrez à tout moment, déposer vos impressions , faire vos critiques,bonnes ou mauvaises, laisser un commentaire, apporter vos idées, laisser des anecdotes, faire une recherche de personne etc....

Rendez-vous sur:
http://www.swisstools.net/guestbook.asp?numero=120785&nbreparpage=10&trier=name&trierordre=DESC&p=10

mercredi 20 août 2014

UN FIDELE ENFANT DE THAGASTE VIENT DE NOUS QUITTER

Tous les enfants de Thagaste fidèles à nos rassemblements auront sans doute remarqué cet homme d'une gaieté communicative, toujours souriant, se démenant sans cesse pour rendre service partout où il lui semblait pouvoir apporter aide et soutient. Il avait comme on dit le cœur sur la main. Discret et expressif à la fois, il aimait participer à nos manifestations avec grand plaisir. Il y trouvait une famille, bien que n'étant pas né à Souk-Ahras. Il était devenu le plus fidèle des Souk-Ahrassiens, en épousant Renée Pasqua qu'il se plaisait à surnommer Nounette. Avec elle, il a eu 3 enfants. Puis se sont 5 petits enfants qui viendront compléter la famille Esposito.
A Conflans Saint Honorine, sa ville d'adoption, il était très apprécié par sa discrétion, par sa joie de vivre.
Michel était né en 1941. Au terme d'une très belle carrière, chez Alcatel, il prit une retraite bien méritée en 2001.
Michel nous a quitté le 18 août 2014, emporté par une crise cardiaque foudroyante.
Les enfants de Thagaste sont tristes aujourd'hui. Ils viennent de perdre un des leurs.
A son épouse Nounette, à ses enfants, ses petits enfants, nous présentons nos condoléances attristées. Nous partageons leur peine et les assurons de notre soutien le plus total.
Michel est parti dans la foi. Nous implorons St Augustin de lui ouvrir grandes les portes du paradis et de l’accueillir dans la Thagaste céleste pour l'éternité.

A tous nos amis qui désirent rendre un dernier hommage au défunt, nous signalons que la cérémonie funèbre aura lieu vendredi 22 Août 2014 à 14 heures 30 en l'église St Michel de PAYRIN AUGUEMONTEL 81660.

Comme d'habitude, nous transmettrons vos messages à la famille que vous voudriez bien envoyer à l'adresse suivante: enfants.thagaste86@orange.fr enfants.thagaste86@orange.fr
Ajouter un commentaire s.v.p.

dimanche 17 août 2014

UN THERMOMETRE PAS COMME LES AUTRES

JOUONS.

Êtes-vous physionomiste?


Si la réponse est oui,  vous avez certainement remarqué ce bel objet accroché au mur de la façade d'une battisse très connue des Souk-Ahrassiens vue qu'elle faisait partie du centre même de notre très chère ville natale.
Dans ce cas vous n'aurez aucun mal à nous indiquer son emplacement.
Cette photo est récente, elle à été prise au mois de mai 2014.

Jouez le jeu, laisser un commentaire...





vendredi 25 juillet 2014

ALGERIE- VOYAGE DU 15 AU 22 MAI 2014- BÔNE, CONSTANTINE,SETIF,PHILIPPEVILLE,SOUK-AHRAS

15 mai 2014. Les accents pied-noir et arabe chantent et résonnent dans nos oreilles, nous atterrissons à Annaba. Par les hublots nous tordons le cou pour voir les côtes de l’Algérie et j’ai la gorge qui se serre. Je regarde autour de moi, notre groupe forme trois rangées, je sens l’excitation, la hâte d’arriver, mais pas de larmes à l’horizon. Du moins pas à vue de nez. Le groupe produit une sorte d’ivresse qui relègue les larmes au second plan, qui les garde peut-être un peu pour plus tard.


Nous ? Quinze voyageurs en provenance de Marseille qui rejoignons cinq parisiens, deux organisateurs et un chauffeur, pour un voyage de sept jours dans l’est algérien. Seize pieds-noirs partis quand ils avaient entre environ quatre et vingt-cinq ans et cinq accompagnants venus partager la découverte d’une terre dont ils ont tant entendu parler. Je suis de ceux-là, fille de pieds-noirs. Parmi ces seize pieds-noirs, douze reviennent pour la première fois… 15+5+2+1=23 personnes, le compte est bon. Il faudra y ajouter le sympathique accompagnement policier qui nous étonne au départ, auquel nous nous habituons vite et qui finira par nous faire vivre un grand moment…

Avant le départ, il faut bien le dire, c’était la grande inconnue. Et un peu le bazard aussi ! Les désirs des uns devant s’accorder à ceux des autres et, ensemble, se coller-serrer dans les 12h d’une journée bien tassée. Nous avons sept jours et de quoi faire pour quinze : les joies du voyage de groupe organisé sur mesure. Heureusement, Hamdi, de l’agence de voyage Zama Travel, est souple et Gilbert, de l’association Les Enfants de Thagaste, patient. Les mails ne tardent pas à s’enchaîner. Je suis effarée par le nombre de messages qu’ils sont capables de s’échanger chaque jour. Ping, ça fuse, pong, ça rebondit… Ils n’ont pas volé leur réputation de bavards ! On sent, à travers ces nombreux mails, une certaine complicité, une hâte d’y être et une certaine anxiété… Car ces multiples mails comblent aussi le vide de cette grande inconnue.
Dans ces mails s’expriment des attentes plus ou moins précises : pour les plus jeunes, il s’agit de pouvoir enfin voir les lieux dont on leur a si souvent parlé ; pour ceux qui ont quelques souvenirs, retrouver des odeurs, des sensations, des souvenirs, des émotions, renouer avec leur enfance ; pour ceux dont les souvenirs sont plus vivaces, un véritable besoin, par exemple de respirer l’odeur de la mer sur « sa » plage de Toche
                                                                   St Cloud                                                                       Toche                                                                            

Pour celui qui est déjà venu, faire découvrir les lieux de son enfance et les paysages de ce pays à son épouse mais aussi partager ce retour aux sources avec d’autres pieds-noirs ; pour celles qui y ont laissé un être aimé, pouvoir se recueillir sur une tombe et se faire pardonner tant d’années d’absence.
Ces attentes ne vont pas sans quelques craintes : crainte de ne rien retrouver des éclats des couleurs, des odeurs des petites ruelles, de la vivacité des petits marchés, que tout ait disparu, défiance par rapport à la traîtrise de la mémoire qui transforme les souvenirs, les idéalise et crée parfois des déceptions. Crainte, de ne rien reconnaître des souvenirs que l’on nous a décrit, et de ne plus rien avoir en commun avec ses parents, crainte de la résurgence de souvenirs violents qui feraient revivre une grande souffrance, crainte de voir apparaître des souvenirs de guerre oubliés ou, à l’inverse, crainte de se sentir étranger dans son pays natal, de ne rien ressentir. Crainte, enfin, que ceux nés en France ou en Italie ne se sentent perdu dans ce groupe de pieds-noirs… Les semaines passant, certains se laissent porter, ne réalisant pas trop ce qui va se passer, d’autres voient leur besoin se transformer en désir, d’autres encore voient resurgir des souvenirs au cours de conversations avec leurs parents, et une aînée voit avec bonheur deux « petites » soeurs et trois « petites » cousines la rejoindre dans ce périple. Et voilà, le « un jour, j’irai en Algérie », c’est maintenant. Nous y sommes. Pour le moment, le voyage, l’excitation, la grève des contrôleurs aériens ont raison de nous, nous tombons tous de sommeil. Bône attendra un jour de plus et nous aussi.
LE CAP DE GARDE

Où l’on visite Annaba, le Cap de Garde, le site d’Hippone, la Basilique St Augustin et Seraidi, ex-Bugeaud…Et route vers Souk-Ahras pour une partie du groupe
J+1 : Grand bleu sur Annaba. Mais attendez attendez. « Bône » ou « Annaba » ? Avant de partir, Gilbert nous a fait quelques recommandations, parmi lesquelles, éviter de dire Bône mais plutôt Annaba, logique. On commence par râler un poil, et comme on n’est sacrément pas habitués, on révise, on répète, on se reprend… Puis on arrive et les locaux nous accueillent d’un chaleureux « Bienvenue à Bône ! » ou « Bienvenue chez vous ! ». Touché. Peu à peu, le décalage, la mini-tension que j’ai ressenti lors des premiers échanges s’estompent. Une tension peut-être liée à la difficulté de découvrir, pour le pied-noir, comment l’algérien a fait sien quelque chose qui leur était commun. Le pied-noir cherche à se réapproprier Bône qui dans son souvenir lui appartient, mais pas dans la réalité. Et finalement, cet accueil chaleureux, ces « Vous êtes ici chez vous » confirment que Bône-Annaba leur appartient aussi. Premier grand apaisement.
Sortie de l’hôtel, le bus nous attend. Mais avant toute chose, une escapade s’impose à la plage de Saint-Cloud, pour toucher le sable, voir la promenade, apercevoir le Cap de Garde et humer l’air de la mer… Et c’est parti pour une journée de visite, de rires, de « show », d’expressions qui reviennent de loin « Que Dieu nous garde au Cap de Garde ! ». Les blagues sont un peu potaches ; c’est que, soudain, ils ont tous pris 50 ans de moins…
En fin de journée, on prend un Créponnet (glace au citron) à l’Ours Polaire, la madeleine de Proust des Bônois. Ils en bavent, le kiosque est toujours là, le Créponnet aussi : « Nulle part on en trouve des comme ça ! ».
Puis on se promène le long de la promenade « Où est la Pierre Carrée ? » demande t’on à un local : « L’eau a tellement tourné autour qu’elle est devenue ronde ! ».
                                        LE COURS BERTAGNA                                               A L’OURS POLAIRE

Les plus expansifs vont parler à droite à gauche à des anciens qui posent toujours les mêmes questions, étonnantes : « Quel nom ? Quel quartier ? », comme s’ils étaient partis il y a un an. Et parfois : « Ah oui, untel, il habitait à tel endroit ! ». Quand je pense qu’à Paris, on connait rarement son voisin… Les plus vieux disent « il faut revenir », les plus jeunes, « donne moi le visa ! » d’un air goguenard…
Pendant ce temps, du côté de Souk-Ahras. Finies les petites routes enlacées d’autrefois, c’est à grands coups de bulldozers que les montagnes sont rognées afin de faire place à la future 2x2 voies de Annaba à Souk-Ahras. Les paysages défilent sous les yeux ébahis des six voyageurs qui ont souhaité immédiatement se rendre sur les lieux de leur enfance. Tout au long du chemin, les cigognes sont affairées à faire leurs nids, il fait beau, les montagnes sont belles et verdoyantes, les champs de blé sont abondants des deux côtés de la route, c’est la pleine saison des fèves, des petits pois, des pommes de terre, des oignons, des ails qui sont vendus, fraîchement ramassés, sur le bord de la route. 350 dinars, l’équivalent de 0,35 cts d’euros, on se laisse tenter par quelques kg de fèves ainsi que par de magnifiques oranges Thomson, garanties ultra-douces par le vendeur.

Duzerville, Baral St Joseph, Duvivier, Aïn Tahmimine, Laverdure, Aïn Seynour avec sa source : nous approchons de Souk-Ahras. Nous entrons en ville par le faubourg St Charles, les images deviennent plus claires, nous passons devant le Castel D’Agata, la rue Charles Laborie, tournons à gauche vers le pont de Tiffech, toujours là. Vendredi, la ville est quasiment déserte, belle aubaine pour circuler et prendre des photos. Rue de Constantine avec une grande émotion.

                                                        LA PLACE THAGASTE,                  L’IMMEUBLE COMMUNAL                                                    

LA RUE VICTOR HUGO EN MONTANT VERS LE MONUMENT AUX MORTS
Il faut rouler au pas afin de ne rien oublier, une paire d’yeux ne suffit pas. Nous passons devant le théâtre,

Rue LAURENT ROSE, LA MAIRIE, LE THEATRE
Une chance, le directeur est devant l’entrée, nous engageons la conversation. Ravi de voir une ancienne élève de l’école de danse, le directeur nous invite à entrer avec les Salamalecs d’usages. Le théâtre est intact, les fresques n’ont pas bougé malgré les peintures des danseuses dénudées sur les
murs, une restauration est prévue dans les prochains mois nous dit-on. La promenade en ville nous ramène à nos 15 ans, le centre est intact à part quelques maisons qui ont laissé place à des immeubles ou des commerces. Tiens, si nous essayions le groupe scolaire, il y a justement quelqu’un qui semble avoir les clefs « Vous désirez visiter ? », nous lance le monsieur avec un large sourire « Vous êtes ici chez vous… ». Belle aubaine, il est rare de voir les portes de l’école s’ouvrir comme ça, surtout en période d’examen.
Brève visite des classes, du square, du moins ce qu’il en reste, le terrain de boule, du tennis club…

LE TENIS CLUB DE SOUK-AHRAS

Là aussi, nous sommes reçus les bras ouverts avec toujours la même phrase : « vous êtes ici chez vous ». Nous sommes une fois de plus obligés de refuser malgré nous l’invitation de boire le thé ou le café proposés très aimablement, le temps presse, en aurons nous suffisamment pour voir tout en si peu de temps ?
Où l’on se lance dans un jeu de piste : cimetière et ville d’Annaba pour les uns, Souk Ahras pour les autres
J+2 : Mme Ménard, du Consulat vient de débarquer avec ses plans et nous aide à retrouver les tombes enfouies. Moment émouvant où l’on retrouve enfin une mère, un père, des proches perdus jeunes et restés là. Le cimetière ressemble à un jardin, voire une jungle à certains endroits. Le tout a un charme fou même si les ronces griffent nos jambes et nos bras lorsque nous cherchons une tombe au milieu d’un carré. Le temps fait son oeuvre et le devoir de mémoire a du mal à l’accepter. Et pourtant, les coups de sécateur renforcent les troncs.
Il est temps de nous lancer, par petits groupes, à l’assaut de Bône. Les Mille Logements, La Menadia, Beauséjour, Les Santons… Parfois, on est perdu :
- Non, c’est pas là, je ne reconnais pas.
- Ben... on a demandé, c’est là !
- Non, c’était blanc.
- Ben… là c’est bleu et blanc sale mais c’est là !
                                                      Les mille logements                                                         Les Sentons  

Mais parfois, on reconnait et on ose frapper : par chance, les portes s’entrouvrent. « Bonjour, nous avons habité là il y a très longtemps, nous aurions voulu savoir si ça vous dérangeait qu’on entre une minute pour revoir l’appartement ». Une seconde de surprise, d’hésitation puis la porte s’ouvre franchement et nous sommes les bienvenus. On s’émerveille, on reconnait « le couloir, il était immense, en fait il est tout petit ! », « le carrelage au sol, c’est toujours le même ! », « oh, le salon où on dînait », « moi je dormais là »… On finit assis dans le salon, nos hôtes insistent pour nous offrir le thé et les croquants, les mêmes que les nôtres.
Soudain, un homme entre : « Je savais que ce jour-là arriverait. Vous savez, je leur ai toujours dit : ‘’quand les propriétaires viendront, on leur laissera l’appartement !’’ Vous êtes ici chez vous ». Re-touché. Ping pong de « non, c’est chez vous ! ». Second apaisement.
Les langues se délient : « en bas, il y avait l’épicière ‘’Darko’’ », « pour aller à l’école d’Armandie, tu montes le pont de la Tranchée et tu y es ! », « Il allait au club de foot » !… Les noms fusent. On sort l’album photo, ils nous montrent les leurs.
Et soudain : « Je vais vous dire, on est plus nostalgiques que vous ». « On aurait pu continuer à vivre ensemble… En 62, il nous aurait fallu un Mandela ». Et c’est re-re-touché.
On parle tant et tant des lieux où l’on doit encore aller que notre hôte finit par descendre avec nous... et nous y emmener ! Deux heures à cavaler vers la rue d’Armandie, par la Diane Chasseresse, les Quatre-Chemins… Heureusement qu’il est là, aurions-nous seulement osé nous aventurer dans ces quartiers ? Puis le jour tombe : notre nouvel ami hèle deux taxis qu’il paye malgré nos protestations, et, avant de disparaître, il nous invite chez lui, en Ecosse. L’émotion est visiblement présente des deux côtés.
« Ca fait du bien. »
Ce sera bien la journée la plus riche en émotion de tout le voyage. Le soir, chacun se raconte. Les organisateurs s’enquièrent de savoir ce que l’on a trouvé :
- Si on me demande de raconter, je ne sais pas comment faire. Il n’y a pas de mots, c’est trop riche. On a besoin d’être au calme.
- Je suis sur un petit nuage, j’ai les jambes en coton.
- C’est génial, très émouvant.
- A Nantes on m’avait dit « allez-y, vous êtes là-bas chez vous ». Je pensais que c’était des formules toutes faites, et en fait il n’y en a pas un qui ne nous a pas dit qu’on est chez nous.
Et pendant ce temps, à Souk-Ahras, la journée est également consacrée à la visite des anciennes habitations de chacun. La clinique Thouvenot, transformée en hôtel.

La Banque de l’Algérie, malheureusement impossible à visiter… Puis le cimetière, si bien entretenu. Tous ces noms connus nous donnent la chair de poule, d’autant que le cimetière est resté dans son état originel, les tombes et caveaux sont en très bon état, les crucifix sont toujours là, les chapelets, reliques, statues, couronnes de perles, etc. toujours à leur place. Les Souk-Ahrassiens peuvent être fier de leur cimetière, leurs aïeux reposent en paix à l’ombre de magnifiques cyprès centenaires.

Où l’on part découvrir Constantine
Le groupe devant le pont suspendu

J+3 : Nous avons laissé Danielle et Marie-Claire, qui regrettent bien de ne pas poursuivre le voyage, elles finiront de visiter Annaba avec Fouazi, le guide officiel de Jean, avant de rentrer.
Sur la route qui traverse vallées et montagnes, certains tronçons de l’autoroute en construction nous obligent parfois à repasser sur les petites routes à double-sens. C’est pas le tout mais ça bouchonne un peu et on n’a pas trop le temps, vous comprenez… Alors nos amis policiers prennent les choses en main devant nos yeux ébahis : gyrophares, sirènes hurlantes et deux bras qui s’agitent de chaque côté de l’auto font signe aux conducteurs de tous bords de se ranger sur le bas-côté pour nous laisser passer. Stoïque, notre chauffeur se faufile entre les files de camions et voitures… Impressionnant. Très gênant vis-à-vis des locaux mais réellement impressionnant.
Le site de Constantine est splendide : la ville est juchée sur un rocher et la promenade, au fond de la gorge, sera bientôt rénovée. Bonne idée, il faudra sans doute revenir après les (grands) travaux pour vraiment apprécier tout le potentiel du lieu…
Visite de la Mosquée : djellaba obligatoire pour les femmes. Fou rire incontrôlable en se voyant ainsi affublée : celle-ci est trop large, celle-ci trop grande, celle-ci ressemble à un manteau d’homme, ce foulard à un turban ottoman… Le jeune policier qui nous accompagne ne se cache pas pour rire à gorge déployée.
On ne peut empêcher les petites déceptions lorsque l’on ne retrouve pas un lieu, une tombe… D’où l’importance de bien penser à organiser soi-même son temps sur les lieux qui comptent le plus, et à préparer toutes les infos nécessaires, voire à demander un guide spécial pour organiser une visite particulière lorsque le temps est compté afin d’être sûr d’avoir le temps de voir ce que l’on veut voir.
Car le temps file très vite… et bientôt, il faut partir à Djemila.

Où l’on découvre de fabuleuses ruines romaines à Djemila, et la ville de Sétif
J+4 : Les paysages sont magnifiques, très changeants et le site archéologique de Djemila est superbement conservé. Le guide, extrêmement bien formé, agréable, clair et ludique, nous raconte de multiples anecdotes liées à l’histoire et à la mythologie romaines qui relèvent de la culture générale. Les immenses mosaïques sont conservées en très bon état dans le petit musée de l’entrée et les ruines romaines, vastes. Hamdi prédit que le ciel va nous tomber sur la tête, ce qu’il ne fera qu’une fois la visite terminée. Un passage à Sétif pour visiter la ville, un musée, mettre - ou pas - une pièce dans une fontaine, et nous rentrons.
Où l’on meurt d’envie de se baigner à Skikda, sous un soleil de plomb et dans une eau transparente…
J+5 : Cette côte est à tomber par terre. Si l’on effaçait l’usine pétrolière en face et les cochonneries habituelles dans l’eau, Skikda et son rivage seraient un véritable petit bijou. Il y fait un temps de rêve mais le planning est serré et nous l’observons depuis un restaurant superbement situé.
                                                        Philippeville Stora

Nous voici revenus à Annaba après deux trois jours passés ailleurs. Les émotions des premiers jours sont un peu retombées. On sent déjà, selon les groupes, qu’une page est en train de se tourner, tranquillement, sans nostalgie. Par pour tous, bien sûr, d’autres, qui étaient plus âgés lors du départ ou qui ont perdu leurs parents, ont plus de mal à tourner la page, comme des arbres déracinés et replantés ailleurs. Ils sont déjà revenus et ils reviendront car c’est à chaque fois une foule de souvenirs qui leur reviennent aussi : les expressions de leurs parents, maintes et maintes fois entendues, une émotion en touchant cette terre.
On repart se balader dans les lieux qui nous manquent. On suit les indications des parents, on lève le nez… et on finit toujours par tomber sur un ancien qui nous aide à nous repérer « telle boutique était là, untel habitait là ». Moi, en voyant les soeurs et les cousines rire ensemble, se promener dans ces rues, sur ces plages « comme avant », j’ai le sentiment de les connaître enfin, de toucher ce qui les lie, et qui est resté en suspens depuis 52 ans, lorsque leurs familles ont été dispersées aux quatre coins de la France.
Où l’on part à Souk-Ahras… ou à Batna

J+6 : C’est magique de simplicité : « Tu veux aller à Batna dans la journée ? Pas de problème ! » (400 km aller, 400 km retour). Marijo, donc, est allée à Batna, et elle en est revenue heureuse grâce à Fouazi, toujours cet extraordinaire guide qui lui a suggéré d’aller là et là, lui a montré des lieux oubliés, lui a raconté des histoires… Il a endossé à la perfection le rôle de passeur en l’absence de parents ou de proches pour partager ce moment.
Autre avantage à être seule avec un guide en ce moment précis : les portes qui s’ouvrent encore plus facilement dans les écoles, dans la maison natale de la Banque d’Algérie…
De nôtre côté, nous avons visité Souk-Ahras, « petite » ville sise au sud, dans les montagnes, avec un crochet par Madaure, autre site romain marqué par l’ancienne culture des oliviers.
Nous voici maintenant au soir du dernier jour. Le directeur de l’agence est venu écouter les réflexions de chacun. L’émotion est forte :
- Je ne regrette pas d’être venue
- Je n’avais aucun souvenir mais quand je suis arrivée j’ai tout reconnu, sauf que tout avait rétréci !
- Ce qui me rend triste, c’est de ne pas pouvoir partager ça avec mes parents
- J’ai plein de questions à poser à mes parents
- Je n’ai plus de nostalgie, la page est tournée, je ne souffre plus de n’être de nulle part, je ressens maintenant ça comme une richesse…
Où l’on rentre chez soi, serein
J+7 : c’est la fin du voyage, trois d’entre nous restent une semaine de plus, ce sont maintenant des habitués… Hamdi, notre guide, va s’ennuyer sans nous. Alors, pour lui procurer un dernier frisson, Michelle oublie sa valise « rose » à l’hôtel. Où l’on apprend à 60 ans que l’on est daltonienne. 
Et nous avons repris l’avion dans l’autre sens, sereinement, tranquillement. Le temps de rentrer chez soi, de reprendre ses esprits, et la valse des mails a repris, sur un rythme plus doux, pour se dire à quel point on a aimé ce voyage… L’ « émotion » est évidemment le sentiment qui revient le plus souvent, mais aussi le bonheur d’avoir fait ce voyage, d’avoir (presque) tout retrouvé, la joie, aussi de l’avoir fait ensemble.
Certains ont retrouvé leurs odeurs, d’autres, qui cherchaient l’oranger, le jasmin, le lilas, non…
« Cela faisait 52 ans que je "révisais" précieusement dans ma tête mes souvenirs de Souk-Ahras pour être sûre de m'y retrouver quand un jour j'y retournerai. C’est chose faite, j’en suis heureuse. »
« Ce voyage a remis à sa place la pièce de puzzle qui me manquait de mes 8 premières années de vie. »
« Je n’avais pas de souvenirs de mes cinq premières années à Souk-Ahras et Bône. Ce sont les souvenirs de mes parents, grands-parents, oncles et tantes qui sont devenus les miens à force de les entendre tous parler des baignages dans le port, des journées à Toche, et grâce aux nombreuses photos. Désormais je peux visualiser tout cela, même si la réalité est quelque peu différente. Normal, 50 ans après. »
« Tout, j'ai tout retrouvé (comme le disait Barbara) des tombes de mes grands parents un peu ternies par le temps car on n'était plus là à la Toussaint pour les lessiver consciencieusement, à la maison de ma naissance… »
« Même si je n’ai pas tout retrouvé, le fait de toucher enfin ce pays du doigt et de plonger dans sa réalité a été très bénéfique, malgré les changements dans la ville (son développement anarchique et la propreté) »
« Mettre un terme à un idéal fait de très nombreux et beaux souvenirs. C’était une vie passée, dans la joie et la tendresse des adultes de notre nombreuse famille. Je n’ai pas la mémoire des noms mais les lieux et les odeurs étaient intacts. J’ai refait le même chemin qu’avec les Jeannettes en gravissant les marches de la Basilique St Augustin. Bien sûr, l’intérieur est différent mais le lieu toujours aussi solennel. Le fait de marcher sur le sable de Toche était plus que symbolique, c’était le tournant d’une vie, la fin de l’insouciance de la jeunesse… »
Un mal pour un bien, dit-on. C’est plutôt vrai pour l’entretien. Sur place, on ronchonne un peu car tout est défraîchi, tout est abîmé, rien n’est entretenu (sauf les intérieurs)… Mais d’un autre côté, c’est ce « laisser-aller » qui nous permet de tout retrouver tel quel plus de cinquante années après… les immeubles, les marches de la poste, les kiosques…

C’est à l’Association des Enfants de Thagaste que s’adressent tous les remerciements. Car c’est grâce au « trait d’union » que représente l’association que chacun a pu se décider à franchir le pas
d’un voyage sans cesse repoussé parce qu’on ne savait pas trop par quel bout le prendre. L’association donne le courage de se lancer. Et même si l’on n’est pas fana des voyages organisés, celui-ci a joué un rôle important : outre le fait de se libérer des questions logistiques grâce un encadrement sérieux, il a permis de transformer un moment qui aurait pu être trop vif en émotions en un moment joyeux, procurant le sentiment fugace de se retrouver en famille, de s’échanger des « Tu te souviens ? » chaleureux et fédérateur. Le groupe a apporté ici une grande chaleur, permettant de vivre ce moment important comme entouré des siens. La boucle est bouclée. Chacun a pu trouver quelque chose qui lui permet de remettre les choses à leur place, de pouvoir avancer.
Et l’on se rend compte plus tard que si l’anxiété du départ a laissé la place à une grande sérénité, c’est en grande partie grâce aux Algériens eux-mêmes...

Nous vous rappelons que l'Association Les Enfants de Thagaste ( Souk-Ahrassiens) n' est pas organisateur de voyage en Algérie. 
Depuis 2005 notre association ne fait que proposer des séjours à nos compatriotes qui souhaitent retrouver leurs racines , fouler de nouveau le sol natal , voire retrouver les traces de leurs aïeux.
Pour cela, nous faisons appelle à une agence de voyage spécialisée dans les retours des natifs d'Algérie.
Notre rôle s'arrête à la mise en oeuvre d'une préparation minutieuse des séjours de qualités, dans des conditions optimales d’hygiène et de sécurité, de manière à donner entièrement satisfaction à nos compatriotes. Nous assurons également l'accompagnement ainsi que le suivi du programme prévu.

Le prochain séjour à Souk-Ahras et dans sa région aura lieu au mois de Mai 2015
Renseignez vous auprès de l'association: Les Enfants de Thagaste, 3 Lieu dit les Jeannins, 86420 PRINCAY ou téléphoner au 06.50.53.86.60

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